Presse régionale 2007


La Beuquette

Loin le temps où les Ardennais allaient regarder passer le Sedan-Charleville comme ils le faisaient pour une étape du Tour de France.
A ceci près : la course pédestre ardennaise pouvait être suivie de bout en bout, dès lors que sur un vélo l’on emboîtait le pas des champions.
Désormais, pour un nombre chaque année grandissant d’Ardennais, le Sedan-Charleville est devenu un rendez-vous incontournable avec la vie. La vraie vie. Celle qui vous certifie que vous êtes encore et toujours en pleine forme, en un mot « jeune ». Qu’importe les années qui passent pourvu qu’en octobre, je courre le Sedan-Charleville !
Le rendez-vous peut prendre chez certains cadres supérieurs une dimension si l’on ose dire « mondaine ». Faire le Sedan-Charleville est aussi indispensable à son standing que le safari au Kenya, le ski à Megève, l’achat du roi des 4x4. Voilà qui n’empêche en rien notre légendaire course pédestre de demeurer une fête fondamentalement populaire.
Yauque, nem !

Pas de dossard n°1 enhommage à Roger Germain 

les premiers échos

L'Ardennais du 28 septembre 2007.
 Jean-Marie Baudoin, président de l'association « Courir en Ardenne », organisatrice de Sedan-Charleville, dont ce sera la 87e édition dans dix jours, a présenté l'épreuve mercredi, dans les locaux de l'hypermarché Cora.
« L'an passé, pour fêter le centenaire, la fête a été totale. Nous avions mis les petits plats dans les grands. L'attribution du Bipède d'or pour les courses classiques françaises a été la cerise sur le gâteau, a-t-il confié.
Pour cette année, ça a été plus difficile sur le plan financier.
Il a fallu revenir sur terre. Les subventions se maintiennent et les dépenses augmentent. Il faut donc se serrer les coudes et travailler ensemble ».


La barre des 3.000 dépassés

C'est fait ! Depuis mercredi soir, les organisateurs ont enregistré plus de 3.000 inscriptions. Ils en attendent encore, bien sûr, d'ici à demain soir, ce qui devrait les emmener aux chiffres de 2005 à peu près.
« Il y a notamment beaucoup de coureurs belges et j'en attends encore d'autres », admet Jean-Marie Baudoin, le président de l'association « Courir en Ardenne ».


Mieux vaut prévenir…

L'Ardennais du 2 octobre 2007 - Recueilli par Sylvain Pohu.
 
Pour participer à cette épreuve populaire mais surtout longue et éprouvante il convient de respecter quelques règles importantes surtout chez les moins expérimentés.
J-6 pour plus de 3.000 coureurs, confirmés ou non, qui avaleront les 24,3 km du fameux Sedan-Charleville, avec une préparation plus ou moins affinée.
L'occasion pour le docteur Pascal Gasser, médecin du Centre médico-sportif de Charleville-Mézières, présent sur la compétition, de distiller quelques conseils pour les moins expérimentés afin de s'éviter des désagréments.
 
Sur une distance aussi longue, mieux vaut doser ses efforts

Une récupération suffisante

1. L'entraînement au cours de la dernière semaine doit être tranquille, 16 kilomètres d'endurance active suffiront. Il doit prendre fin demain. Pour les jambes et le cœur, il convient d'avoir un temps suffisant de récupération.
2. Pour une alimentation adaptée, les repas de vendredi soir et celui de dimanche matin sont importants. Vendredi, il doit être sans résidu, c'est-à-dire sans fruits et sans légumes, pour éviter la « fermentation » pendant l'épreuve.
Le dimanche, le petit-déjeuner comportera café ou thé, jus de fruit, pain, un peu de beurre, de la confiture ou du miel, des laitages, une bonne assiette de pâtes ou de riz et un fruit. Jusqu'au moment du départ, il faudra boire, toutes les demi-heures, un verre d'eau non gazeuse, éventuellement un peu sucrée.

« En garder sous la semelle »

3. Le dimanche matin, les ongles des pieds seront coupés au carré, les orteils et la voûte plantaire massés et enduits de pommade. Il convient également de protéger le sillon inter-fessier, la face interne des cuisses ainsi que les mamelons afin d'éviter l'effet des frottements.
4. S'arrêter à tous les ravitaillements est important, même au cinquième kilomètre et même si on n'a pas la sensation de soif.
5. 24,3 km, c'est long et le final est difficile, il faut donc savoir gérer la fatigue. Il faut se méfier des euphories entraînant un surrégime. En cas de surrégime constaté, il ne faut pas hésiter à marcher un peu pour se calmer. Pour vivre intensément la magie de la fin de course, il est indispensable d'en garder sous la semelle.
6. Ceux qui courent avec un cardio-fréquence-mètre respecteront absolument le pouls du premier seuil ventilatoire tout spécialement dans les 18 premiers kilomètres.
7. Tout sportif notera, sur son dossard ou sur sa main, le numéro suivant : 06.81.74.85.21, de telle sorte qu'en cas de problème ou de chute, le public, l'encadrement ou les vélos accompagnateurs puissent l'appeler.


Ouvert aux handisports

L'Ardennais du 4 octobre - P.G.
 

Dimanche, un athlète malvoyant prendra le départ du Sedan-Charleville. Il courra en tandem avec un participant valide. D'autres athlètes, en fauteuil, participeront à cette course populaire.
L'année dernière, le premier athlète à avoir franchi la ligne d'arrivée du Sedan-Charleville était Régis Noël. Il a avalé les 24,3 km du parcours de la course en 56 minutes. Seule particularité : il les a parcourus sur un hand-bike, un fauteuil à trois roues sur lequel est monté un pédalier que le sportif actionne à la force des bras. C'est une des catégories du cyclisme handisport.
La participation des handisports au Sedan-Charleville est un symbole fort, même si la course ne figure pas au calendrier des compétitions officielles. Le départ de ces sportifs se déroule 10 minutes avant celui des 3.000 coureurs valides.
Cette année, le champion ne sera pas sur la ligne de départ pour des raisons de santé. Tout comme Régis Lalouette, autre sportif handicapé ardennais, qui compte 21 participations à son actif.

« On est bien accueilli… »

Régis Noël, secrétaire du Handi-club de Charleville a donc choisi de proposer un coup de main aux organisateurs du Sedan-Charleville.
« On est bien accueilli dans cette course, dit-il, ce n'est pas toujours le cas. Le hand-bike, pourtant plus proche du cyclisme que de la course, est souvent plus représenté que l'athlétisme handisport, dont la pratique se fait dans une position peu confortable. L'association Courir en Ardennes choisit la tolérance étant donné le petit nombre de participants. Il n'y a pas de danger d'être mêlé à la course, on dispose de deux freins », précise Régis Noël.
Aux yeux de Jean-Marie Baudoin, à la tête de l'organisation, l'accueil des sportifs handicapés est important. « Le Sedan-Charleville est une des rares courses ardennaises où la qualité des routes le permet » précise-t-il.
Depuis trois ans, les organisateurs ont d'ailleurs signé une convention avec le GIHP (Groupement d'insertion des personnes handicapées physiques), pour assurer le transport des sportifs de retour vers Sedan. Dimanche, un athlète malvoyant prendra le départ, il courra en tandem avec un participant valide. En marge des chronos officiels certes, mais l'exploit est bien réel.


Isabelle Grevin : elle a osé

L'Ardennais du 4 octobre - Perrine Guillet. Dynamique, enjouée, d'accord, mais sportive non. « Je n'ai jamais fait plus que le minimum imposé à l'école », explique cette mère de famille, commerçante de la rue Gambetta, à Sedan.
Isabelle Grevin, qui habite Connage, a acheté sa première paire de baskets à 42 ans pour courir le relais féminin du 100e anniversaire du Sedan-Charleville, l'année dernière.
La première fois qu'elle s'est entraînée, son mari pensait qu'elle n'irait pas plus loin que le bout du village. « Mes enfants me suivaient à vélo. Je m'étais habillée beaucoup trop. J'ai appris depuis qu'on n'avait pas froid en courant », raconte en riant Isabelle.
 Isabelle Grevin (à gauche)
Cette maman se demandait comment son fils, qui jouait au foot sous la pluie, n'allait pas s'enrhumer... Maintenant, elle lui dit, sereine, de bien se couvrir après l'effort.

Solidarité féminine

Pour cette première, elle a couru 6 kilomètres, à son rythme, en s'arrêtant au milieu du parcours. Le lendemain, elle décidait de participer au relais 4 fois 6 kilomètres de la course mythique. Le groupe de Sedanaise entraîné bénévolement par la prof de gym Marie-Ange Harmant, s'est formé par bouche à oreille. Isabelle a saisi l'occasion et la solidarité l'a poussé à l'exploit.
Qu'importe l'âge, la condition physique, les kilos en trop, le groupe rassemble des femmes très différentes. Souvent mères de famille et actives, ce qui laisse peu de place à l'entraînement. « Entre nous les femmes, il y a une grande solidarité. C'est ce côté solidaire qui m'a plu », explique Isabelle.
« Quand on court, on essaie de rester ensemble. Même si on n'est pas toutes du même niveau.
Pour moi, l'intérêt, c'est de retrouver les copines. Je ne regarde pas le chrono ».
 

Licenciée d'un club

Cette année, Isabelle Grevin renouvelle l'expérience en faisant les 6 premiers et les 6 derniers kilomètres de la course prévue le 7 octobre. « Le départ est grandiose. On est porté par les gens qui nous encouragent. Certains sont là au début, puis je les retrouve à la fin du parcours ! ».
Elles seront une petite vingtaine, en t-shirt jaune, accompagnées d'hommes débutants également, à accomplir cet exploit. Pour prouver à tous qu'avec de la volonté, de la bonne humeur et beaucoup d'entraide, tout le monde peut entrer en piste.
Isabelle profite de cette nouvelle pratique pour décompresser. S'accorder une heure ou deux par semaine, rien qu'à elle Piquée par le virus, notre commerçante réalise d'autres courses du secteur.
Et elle est désormais licenciée au Club Athlétique Sedanais.
« Il n'y a pas de moquerie, même s'ils savent que je ne rapporterai jamais de médaille », plaisante cette femme courageuse. A vos baskets !


Les municipaux dans la course

L’ardennais du 5 octobre 2007.
 La prochaine édition du Sedan-Charleville verra la participation d'une vingtaine d'agents municipaux du chef-lieu. Afin de les soutenir dans leurs efforts, la ville les a reçus en mairie.
S'il ne participera pas physiquement à la course, Philippe Pailla, le 1er adjoint, ne s'est pas fait prier pour apporter son soutien aux avaleurs de bitume.
Ecourtant le discours officiel, l'élu a justement fait remarquer la faible proportion de féminines (trois sur l'ensemble des engagés).
Il a souhaité tout particulièrement bonne chance au vétéran de la délégation carolomacérienne, Francis Richard qui débutera dimanche son 22e Sedan-Charleville avec l'espoir d'approcher les 1h38.
 Les agents municipaux seront au départ
Pour Alain Marcoux, les années ne semblent pas avoir de prise sur lui. Se bonifiant avec le temps qui passe, il espère encore battre son record personnel établit l'an passé à 1h31'08.
Passant d'un extrême à l'autre, le premier adjoint s'adressait au plus jeune du groupe qui entamera l'épreuve pour la seconde fois. Pour Fabien Faisson l'objectif cette année se situe entre 1h32 et 1h35.
Quel que soit le temps passé sur la route, l'important est bien de participer, de se faire plaisir et de finir l'épreuve. Avant de lever le verre de l'amitié, chaque concurrent s'est vu remettre tee-shirt et sac de sport.


 

C'est reparti pour un tour !

L'Ardennais du 6 octobre. Après le « boom » de l'édition du centenaire l'an passé, le célèbre ville à ville revient à une participation plus dans « ses » normes.
C'est l'évènement automnal ardennais. Chaque premier dimanche d'octobre, les « mordus » affluent vers Sedan. Objectif commun : redonner du souffle à la Doyenne nationale des « ville à ville ».
 
Ils seront près de 3.500 à tenter le pari de rejoindre les deux plus grandes villes ardennaises.


CONCURRENTS

Hier soir, quelque 3.300 coureurs s'étaient inscrits auprès de l'association « Courir en Ardenne ». Après l'épreuve du centenaire l'année dernière qui avait rassemblé plus de 4.000 participants, on revient dans la moyenne de 2005. « Il y a énormément de Belges cette année », reconnaît Jean-Marie Baudoin, son président. Il devrait y avoir 3.200 concurrents environ à rallier l'arrivée.

FAVORIS

Comme d'habitude, les Kenyans font figure de favoris, d'épouvantails même.David Yego, 3e l'an passé, sera au départ aux côtés de ses compatriotes Moses Kipruto, qui a gagné le marathon d'Albi cette année, et Luka Kanda, vainqueur du semi-marathon de Sochaux en 1h01.
La surprise pourrait venir du Marocain Abdel Lamachi, 1h02 sur semi cette année et 2h11 au marathon de Turin en 2006. Le Russe Dimitri Chatkin (1h04 sur semi) et le Bélorusse Vladimir Tachinski (1h05) ne devraient rien pouvoir faire.
Comme chaque année, les Kresnianinov, Cordier, Lejeune et Rodrigues lutteront pour les places d'honneur et le titre honorifique de meilleur représentant régional.
Chez les féminines, l'Italienne Paula Ventrella, championne d'Europe de course en montagne, pourra-t-elle venir inquiéter les Kenyanes Raël Jepyater, lauréate du semi-marathon de Florence en 2007, Eunice Orwaru (3e en 2006 derrière Noémie Flotté qui, malade, a dû déclarer forfait hier) et Elisabeth Chelagat, qui avait coupé la ligne d'arrivée du Petit-Bois en tête l'an passé ? Il y a fort à parier que non.

NAVETTES

Des navettes transporteront les concurrents qui le désirent du stade du Petit-Bois vers la zone de départ à Sedan. La première salve partira à 10h30 et la seconde et dernière à 11h30.

BOUTIQUE

Aujourd'hui, c'est le dernier jour pour s'engager. Aucune inscription ne sera prise sur place.
Si vous n'avez pas encore retiré votre dossard, il est encore possible de le faire aujourd'hui de 9 à 19 heures à la boutique de Sedan-Charleville installée à l'entrée de l'hypermarché Cora ou demain, de 10h30 à 13 heures au gymnase de la Porte de Balan.

PROGRAMME

- 13h
- 13h15
- 13h50
- 14h

- 18h30
Départ des cyclo-touristes.
Départ de la caravane publicitaire.
Départ de la course handisports qui comprendra une dizaine de concurrents.
Départ avenue Philippoteaux de Sedan (24,3 km).
A partir de 15h30 : arrivée au stade du Petit-Bois de Charleville-Mézières.
Remise des récompenses au « Flandre », avenue Gustave-Gailly à Charleville-Mézières.


Le 7 octobre 1977, un vendredi

L’ardennais du 7 octobre 2007- Yanny Hureaux.
 
Plus de cinq cents coureurs participeront après-demain au 57e Sedan-Charleville.
La course rappelle bien des souvenirs à André Aubenton.

Sous les couleurs du club d'athlétisme de Saint-Menges, il a terminé deuxième de l'épreuve en 1948. « Toute la population de Saint-Menges m'a fêté comme un héros », confie-t-il dans L'Ardennais au journaliste Jean-Claude Michaud. Son pronostic pour le Sedan-Charleville de 1977 : « Fernand Kolbeck l'emportera ! ».

Ce jour-là…

Secrétaire d'État chargé de la recherche, président du conseil régional de Champagne-Ardenne,
le Dr Jacques Sourdille inaugurera dimanche la stèle de la Croix d'Arcq, à Falaise. Elle témoignera de l'héroïsme du 5e régiment de tirailleurs algériens qui a subi de terribles pertes, le 1er novembre 1918, sur le plateau de la Croix d'Arcq.
Les établissements Godart frères et Fonderies de Laval-Morency ont déposé le bilan. Spécialisés dans la quincaillerie, la ferronnerie et la fonderie, ils emploient actuellement 120 salariés.
Les électeurs de Fumay retourneront aux urnes dans dix jours, l'élection d'un conseiller municipal ayant été invalidée. Deux candidats s'affronteront. Il s'agit d'Huguette Bastin (Parti communiste) et d'André Deraucroix, ex-maire de Fumay (liste Unité pour la défense des intérêts fumaciens).
Actuellement mal classé dans le championnat de France de football de Troisième division, Sedan se doit demain de vaincre Tavaux au stade Albeau. L'entraîneur Christian Perrin alignera l'équipe suivante : Bertolutti, Raux, Trassard, Compère, Polaniok, Pedrotti, Peignois, Marczak, Buffet, Zanelli, Bare.
Sept ans après avoir remporté le titre de champion de France des poids lourds, le boxeur ardennais Christian Poncelet décrochera-t-il, de nouveau, ce titre prestigieux ? La reconquête passe par une victoire, ce soir, sur le Calaisien Dufour.


Zwolkowska en bleu

L’ardennais du 7 octobre 2007. L'espoir carolomacérienne a été retenue pour un match international France-Suisse à la fin du mois à Morlaix, sa première sélection.
Elle ne sera pas au départ de Sedan-Charleville cet après-midi mais sera présente sur le parcours pour encourager ses camarades du club de l'AC Charleville-Mézières.
Elle, c'est Marine Zwolkowska. La Carolomacérienne, 19 ans, qui vient tout juste de passer espoir, a pris une nouvelle dimension depuis qu'elle a appris qu'elle était retenue pour un match international juniors-espoirs France-Suisse de course hors stade, sur 10 km, qui se déroulera à la fin du mois à Morlaix en Bretagne.
Une sélection surprise à l'issue des championnats de France de 10 km disputés à Port-Leucate il y a deux semaines qu'elle a terminés à la 52e place du général en 39'50 (6e espoir).
« Je ne savais effectivement pas qu'il y avait la possibilité de se qualifier. Je n'ai appris ma sélection que le lundi quand je suis rentrée. Ils m'ont appelé pour me signifier que j'étais sélectionnée en tant que junior », raconte l'élève de Dalila Foughali sur Reims au sein d'un petit groupe d'entraînement comprenant notamment les autres Ardennais Farouk Madaci, Nicolas Baudry et Anaïs Dechamps depuis la rentrée.
 Marine Zwolkowska (ACCM)
Passée au travers de sa dernière saison de cross (championne régionale, 8e des interrégionaux, elle avait abandonné aux « France » de Vichy), absente des pistes cet été en raison d'un problème de santé, Marine espère du coup se relancer en endossant ce premier maillot tricolore.
« Ça me motive et j'espère repartir sur des bonnes bases, concède l'étudiante en première année d'école d'infirmière. Mais, ce n'est pas un objectif à proprement parlé car je prépare déjà la saison de cross. Même si je sais que ce sera plus dur en espoir, au moins je ne veux pas avoir de regrets comme la saison passée ».
A Morlaix, sur un parcours réputé roulant, où les records tombent souvent, Marine Zwolkowska, licenciée à l'ACCM depuis dix ans déjà, devrait descendre assez largement sa meilleure marque.
« 39'50, ce n'est vraiment pas terrible, avoue-t-elle. C'est un chrono que j'ai déjà fait à Rethel quand j'étais cadette première année ».
Avant de pleinement se consacrer aux labours, plus motivée que jamais.


Kisang (à l'extrême droite) fonce vers Chraleville 

Kisang, saga africa

L’ardennais du 8 octobre 2007.
 
Au doublé d'Elizabeth Chelagat s'est ajouté hier l'avènement de David Kisang. Le drapeau kenyan continue à flotter sur la doyenne des classiques.
L'erreur aurait été d'attendre une surprise. Voir un Kenyan remporter une course à pied, c'est comme contempler La Joconde ou faire la fête à Ibiza. Un pléonasme.
L'originalité de la quatre-vingt-septième édition tint à la capacité d'Abdelkebir Lamachi d'éviter un triplé des coureurs des hauts plateaux. Résistant à David Kisang jusqu'au passage symbolique du semi-marathon, à l'entrée de Charleville, qui sait si le Marocain n'aurait pas davantage inquiété le futur lauréat sans les contraintes inhérentes au ramadan ?

L'honneur du Maroc

« A un moment, j'ai vraiment pensé à la victoire, expliquait le médaillé d'argent du semi-marathon des Jeux méditerranéens 2005 à Alméria. Mais sans avoir mangé ni bu depuis plus de douze heures, mes muscles se sont tétanisés. Je suis tout de même content, car j'ai bien défendu le Maroc face au Kenya ».
Exilé pour une dizaine de jours en France, David Kisang a construit son succès dans son style caractéristique, armé d'accélérations foudroyantes.
Vainqueur du marathon d'Albi cette année, Moses Kipruto fut avec Benjamin Bitok le premier lâché du quinté de tête constitué dès le passage au premier kilomètre. Malgré une meilleure impression visuelle, Elias Cheboi craqua à l'abord des Ayvelles, à huit bornes de l'arrivée.
« Je suis très satisfait, car je m'étais beaucoup entraîné pour pouvoir gagner ici, réagissait le frêle lauréat, à peine essoufflé par 1h14'40 sous la chaleur automnale ardennaise. J'ai réalisé une belle course, mais j'ai néanmoins souffert à cause de la rudesse du parcours ».
 

La reine Elizabeth

Elizabeth Chelagat aurait parfaitement pu renseigner son compatriote. Tenante du titre, elle s'est offert un savoureux doublé. Longtemps talonnée par Eunice Orwaru, troisième l'année dernière, et Paola Ventrella, championne d'Europe de course en montagne, la Kenyane avait simplement les meilleures jambes.
« Nous avons fait la course toutes les trois jusqu'au vingt et unième kilomètre, racontait la sympathique Italienne, finalement troisième. Ne connaissant pas cette épreuve, je ne savais pas à quoi m'attendre. Sans doute les Kenyanes étaient-elles mieux préparées que moi qui vise le marathon de Carpi le 21 octobre. Mais je reviendrai, car le public est formidable. Dans mon pays, il n'existe aucune course comme ça ».
Cent un ans que ça dure...


24,3 kilomètres d'encouragements

L’ardennais du 8 octobre 2007 - P.G.
 Hier, le champion est celui qui a passé la ligne d'arrivée à 15h14.
Mais à qui revient la palme du meilleur supporter ?

À pied, à vélo… Qu'importe, ils sont arrivés de tout le département et même au-delà pour venir encourager les sportifs. Les plus courageux ont même chaussé leurs baskets et enfilé leur jogging. Eh oui, après tout, les supporters ont un rôle clef dans le déroulement de la course, aux côtés des nombreux bénévoles de Courir en Ardennes (ils sont plus de 400 !).

Départ devant un public de plus en plus nombreux
L'ambiance conviviale motive bon nombre d'inscriptions chez les amateurs. Tous auront droit à la faveur du chaleureux public du Sedan-Charleville.
Pourquoi la course reste si populaire d'année en année ? Il suffit de faire un petit sondage sur le bord de la route pour le savoir. Fils, frère, neveu, voisine… tout le monde a un coureur à encourager plus que les autres. Comme Christian Alardain de Rocroi, venu applaudir son fils de 27 ans… et deux de ses neveux.
Les supporters les plus expérimentés sont venus avec la liste des engagés. Histoire d'encourager chacun des coureurs par leurs prénoms. Si, si !
Difficile de savoir qui a applaudi le plus longtemps ou crié le plus fort. Mais on peut citer parmi les meilleurs supporters cette famille sedanaise arrivée dès 13h40, Cour Briand, à Charleville ! Petits fauteuils pliables et lunettes de soleil sur le nez, ces cinq-là étaient prêts… avant même que le départ ne soit donné.
Du côté du stade du petit Bois, chapeau également au groupe de huit marcheurs de la Gym volontaire de Sedan, partis vers 10 heures hier matin de Sedan ! Ils étaient peut-être les premiers à avoir joué les éclaireurs en parcourant les 24,3 kilomètres de la course.


Lejeune et Rodrigues ont uni leurs efforts

L’ardennais du 8 octobre 2007 - Recueilli par Sylvain Pohu. 
10e en 1h22'21, Olivier Lejeune est le premier local même s'il est devancé par Antonio Rodrigues (9e en 1h21'52), Ardennais d'adoption.
Olivier, comment s'est passée votre course dans la course avec Antonio ?« Nous avons couru ensemble pendant 21 kilomètres. Ensuite, il a accéléré et vu que je n'ai pas le kilométrage suffisant dans les jambes, je l'ai laissé partir. 18 ou 19 km de course, ça devient long. 10 ou 12 bornes ça va, pas 25 ».
Satisfait de votre chrono ?« Je suis très content car je fais une minute de moins que l'année dernière ».
 Antonio Rodrigues (9e) et Olivier Lejeune (10e)
Quel est votre objectif dans les semaines à venir ?« Je vais essayer de faire un bon 10 km dans quinze jours à Montereau. Je vise 31'30 ».


Catherine Auburtin 

Catherine et les maillots jaunes

L'Ardennais du 9 octobre 2007 - Sylvain Pohu. Vêtues d'un tee-shirt jaune, les « Cent femmes » ont de nouveau rallié l'arrivée en relais. Parmi elles, Catherine Auburtin, une récidiviste.
Après le succès de l'an passé pour son lancement, l'opération « Cent débutantes pour les cent ans de Sedan-Charleville » avait été reconduite cette année.
Annie Gabrel, initiatrice du projet (1er prix « Femmes et sport » à Châlons-en-Champagne) et son équipe ont retrouvé sur les relais des athlètes déjà présentes en 2006. A l'image de Catherine Auburtin, 42 ans.
« J'ai vraiment commencé à courir l'an passé pour préparer le relais, avoue-t-elle. Je ne l'avais pas fait depuis le collège. C'est en voyant une publicité que je me suis lancée et inscrite ».Et elle y a pris goût.

Les 24,3 km ? « Peut-être un jour »

Dorénavant deux fois par semaine, à Charleville, elle rejoint une dizaine d'autres « débutantes » pour l'entraînement. « Il y a une bonne ambiance. Je ne recherche pas la performance. Je veux que ça reste du plaisir, que ça reste ludique ».
Engagée cette année sous la tunique du Conseil général des Ardennes où elle travaille (débardeur qu'elle a enfilé par-dessus son tee-shirt jaune), Catherine Auburtin a couru deux relais cette année, soit 12 kilomètres. « Je voulais voir mes progrès ».
En 2008, elle y participera encore, peut-être grimpera-t-elle à trois relais. Mais, pourquoi alors ne pas se lancer carrément sur les 24,3 km ? « Peut-être un jour, pour mes 50 ans ». Et cette aventure lui a-t-elle donné l'envie de signer dans un club ? Non, car elle ne se voit pas courir tous les week-ends.
Pour elle, Sedan-Charleville lui suffit largement, une course « où on est porté par la foule » et où elle retrouve surtout ses copines des « Cent femmes ».
Cent un ans que ça dure...


Dix athlètes Sézannais au Sedan-Charleville

L’ardennais du 9 octobre 2007.
 
Plusieurs coureurs issus des clubs Sézanne Triathlon et des Fondus sézannais se sont rendus ce dimanche à la célèbre course sur route Sedan-Charleville. Longue de 24,3 km, cette épreuve relativement difficile s'est déroulée sous un chaud soleil d'automne.
 

Voici les résultats des compétiteurs,
Sur 3.187 classés :

  122e Laurent Dumoulin en 1h38'45 ;
  238e Jean-Yves Padiou en 1h44'20 ;
  325e Jean-Philippe Roux en 1h46'54 ;
  393e Lionel Leleux en 1h48'26 ;
  675e Thierry Launois en 1h54'52 ;
  956e Patrick Caille en 1h59'23 ;
  1.349e Jean Agrapart en 2h05'48 ;
  1.875e Gilles Lefevre en 2h14'03 ;
  2.896e Chrystelle Ledernez en 2h37'21 ;
  2.988e Patrice Pomart en 2h41'50.
 Des Sézannais

Le gagnant de la voiture

L’ardennais du 9 octobre 2007.
 
Etienne Gille (V4) remporte la voiture en 3h04
 Dimanche, après l'arrivée des derniers concurrents de Sedan-Charleville au stade du Petit Bois, a eu lieu le traditionnel tirage au sort de la voiture.
Après l'appel d'un concurrent de l'Aisne, ayant (hélas pour lui !) regagné trop tôt ses pénates, la main innocente de Miss Ardennes a livré le nom d'Etienne Gille, un Sedanais de 76 ans, fidèle, chaque année, à Sedan-Charleville.
Etienne Gille est donc reparti à Sedan au volant d'une Seat jaune, en promettant d'être encore là l'an prochain.

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